Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

5 chatons européens  âgés de 3 semaines ont été présentés en consultation à l’Hôpital Vétérinaire pour prurit et lésions cutanées. Nouveau-nés, les chatons avaient été recueillis dans un moteur et gardés à l’intérieur, sans aucun contact avec l’extérieur ou avec d’autres animaux ; ils étaient réchauffés par contact à l’aide des poches de riz chaud, nourris avec du lait pour chaton et n’avaient jamais eu de bain …

 

Dr Vet E.A. Zuriaga Sanchis

Spécialiste en Dermatologie, Hospital Veterinario Global, Valencia (Espagne)

 

Environ 10 jours avant la visite, lorsque les chatons n’avaient pas encore 2 semaines d’âge, les propriétaires avaient remarqué qu’ils se léchaient plus que d’habitude, et des lésions cutanées étaient apparues par la suite.

Les propriétaires avaient appliqué localement de l‘Aloe vera , mais les lésions s’étant aggravées, ils s’étaient enfin décidé à consulter une vétérinaire.

 

Examen clinique général et dermatologique

Le jour de la consultation, tous les chatons étaient en bon état général, sans fièvre ni perte d’appétit.

Un prurit généralisé sévère était présent (même pendant la visite, ils ne pouvaient pas arrêter de se lécher), ainsi qu’un érythème modéré, quelques érosions et un exsudat abondant, avec aspect collé des poils. Les lésions, d’extension et intensité variable parmi les chatons, étaient localisées dans le tiers postérieur (Fig. 1-4).

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Diagnostic différentiel

Puisque toute la portée était concernée, le diagnostic différentiel comprenait les maladies contagieuses et génétiques,  celles venant de l’environnement proche, et celles propres aux jeunes animaux, telles que :

  • Pyodermite secondaire aux brûlures (poches de riz réchauffé), à une irritation chimique (huile du moteur) ou à une sepsis néonatale ;
  • Dermatophytose
  • Gale notoédrique
  • Dermatite à Malassezia
  •  

Examens complémentaires

Des raclages cutanés profonds ont permis d’exclure l’hypothèse de gale.

L’examen à la lumière de Wood n’a mis en évidence aucune fluorescence du pelage.

L’examen des poils au microscope n’a permis de mettre en évidence aucun parasite ni d’élément fongique.

Des calques directs et scotch tests des lésions ont révélé une prolifération bactérienne de surface (BOG) avec présence de coques, concentrés notamment au niveau des cornéocytes, avec quelques rares cellules inflammatoires (Fig. 5).

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Diagnostic

L’historique, l’examen clinique et les résultats des examens complémentaires ont orienté vers un diagnostic de pyodermite superficielle, probablement secondaire aux facteurs environnementaux (brûlures ?).

 

Traitement

En tenant compte du très jeune âge des chatons (3 semaines) et du caractère superficiel des lésions, le choix du traitement s’est porté sur des soins topiques, afin d’éviter les risques potentiellement liés à un traitement antibiotique systémique (impact sur le microbiote et sur les organes immatures des chatons).

Vu l’extension des lésions sur une zone importante, et pour éviter tout risque d’hypothermie conséquente à un shampooing sur des chatons si jeunes, le choix s’est porté sur DOUXO® Pyo Mousse (phytosphingosine, chlorhexidine au 3% et climbazole), facile à appliquer sur des lésions étendues à une fréquence quotidienne.

Les chatons ont été séparés pendant la période de traitement, dans le but de limiter le léchage mutuel, et les poches de riz réchauffé retirées.

 

Evolution

Lors d’une visite de contrôle 9 jours après la mise en place du traitement, les lésions avaient pratiquement disparu chez l’ensemble des chatons, hormis une légère alopécie qui a disparu par la suite (Fig. 6 et 7).

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Un cas de pyodermite chez une portée de chatons : utilisation de DOUXO® Pyo Mousse

Discussion

La pyodermite a été résolue en éliminant la cause initiale (gestion environnementale) et en appliquant des soins topiques antiseptiques. Une antibiothérapie systémique n’était pas nécessaire, ce qui a permis d’éviter les potentiels effets secondaires sur de si jeunes chatons, ainsi que le risque de développer une résistance.

Ce cas a permis de démontrer l’excellente efficacité et la tolérance locale et systémique de DOUXO® Pyo Mousse chez des animaux fragiles tels que ces chatons nouveau-nés, ayant des organes et un métabolisme hépatique encore immatures.

Une application quotidienne ne correspond pas au protocole habituellement recommandé pour DOUXO® Pyo Mousse, mais dans ce cas particulier, elle était justifiée par la gravité des lésions et par l’absence d’autres options thérapeutiques envisageables.

En conclusion, les lésions ont disparu et aucun effet secondaire n’a été observé.

DOUXO® Pyo Mousse a été facile à appliquer, efficace et bien toléré sur des lésions étendues,  et a permis d’écarter tout risque d’hypothermie chez ces jeunes chatons.

 

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